Quand on fait semblant d'être soi
Plutôt que de nous laisser entraîner et piéger par nos sensations, laissons-les disparaître à mesure qu'elles se forment, comme des lettres tracées du doigt sur l'eau. Dilgo Khentsé Rinpotché
C'est lorsque soudain on découvre l'ampleur de la "pollution" de nos vies et de notre esprit, lorsque tout s'écroule et qu'enfin on prend le temps de respirer un grand coup, qu'alors on peut songer à regarder les choses d'un regard neuf.
C'est lorsqu'on se sent trahis par les faux amis et les faux maîtres qu'on peut avoir envie de trouver sa vérité, et le seul maître qui compte pour nous -- nous-mêmes. Pas notre égo ou nos personnalités construites de souffrances et de distorsions, d'illusions et d'émotions -- non, ce qui reste quand il ne reste plus rien: le "moi" qui m'observe derrière mes colères, mes crises, mes pleurs et sensations extrêmes.
Et, ironiquement, lorsque nous avons consacré notre vie à tenter de plaire, à nous définir dans le regard de l'autre; lorsque nous avons vécu une vie parallèle à notre existence réelle, dans le seul but de nous faire accepter; lorsque nous avons omis d'apprendre à accueillir, à recevoir et à nous laisser aimer, c'est alors que -- dans un moment de silence et d'immobilité - nous pouvons commencer à croire en notre Lumière et avoir envie de la découvrir plus à fond.
* Tous droits réservés-- Béliveau Éditeur / Sylvie A. Bouchard
